Avertissement :
Comme annoncé dans mon dernier non-article, je commence ici une série de billets traitant essentiellement de musique. Plus précisément, le but de cette série est de vous faire découvrir des artistes et des morceaux qui font voyager.
J’ai choisi ce titre car la grande majorité de ces morceaux auront un côté psychédélique très marqué, enfin vous vous en rendrez compte par vous-même en les écoutant.
Pour les allergiques, je vais essentiellement piocher dans le stoner ou dans l’expérimental, donc si vous n’aimez pas les musiques à base de blues-jazz et de leurs dérivés (en passant par le metal, etc), enfin tout ce qui comporte le combo habituel guitare basse batterie, vous pouvez passer votre chemin.
Je prends l’initiative de partager tout ceci car à mon sens, ces groupes méritent à être connus, à l’époque où les majors et autres labels tentaculaires nous inondent d’immondices sonores qui n’apportent rien de nouveau ou de stimulant au niveau musical.
Alors oui, avant que les haïsseurs se mettent à haïr, je leur coupe l’herbe sous le pied : cette série peut être considérée comme de l’élitisme branlette. La modération des commentaires, jusqu’alors caractérisée par son absence, sera pour une fois mise en oeuvre.
C’est tout pour l’introduction, rentrons dans le vif du sujet.
Pour ce premier billet, je vais commencer fort. Je vous présente Colour Haze, un groupe allemand composé de 3 personnes, et utilisant le trio des vrais, c’est à dire guitare basse batterie.
Je vais vous présenter 2 morceaux représentatifs du génie de ces teutons, que vous pourrez écouter à votre guise en poursuivant la lecture de cet article.

Silent est le premier morceau du dernier album du trio, et selon moi c’est la perle de l’album. Le morceau est très simple en soi, les riffs de guitare sont peu nombreux, mais tellement brillamment exécutés qu’on oublie vite que la chanson dure un peu plus de 7 minutes.
La distortion de la guitare, caractéristique du stoner, donne une impression de douceur angoissante (qui a une forte tendance à me prendre aux tripes) aux riffs, et la basse, assez discrète, est d’une certaine richesse si on daigne y prêter une oreille attentive.
Deux mots rapides sur Colour Haze : si vous n’avez pas un système de son avec de bonnes graves, passez votre chemin. La patte de ce groupe, c’est le bourdonnement distordu des basses. Cette profondeur sonore participe énormément à l’atmosphère dégagée dans leurs morceaux.
La partie vocale, très discrète, remplit bien son office psychédélisante notamment grâce aux vocalises sur la fin du morceau. Personnellement, j’ai un faible pour les morceaux complètement instrumentaux, mais ici la voix apporte quand même un petit plus agréable.
J’ai oublié de préciser que j’essayerai autant que possible de proposer une anecdote relative à chaque chanson, pour vous montrer à quel point chaque morceau m’a marqué. C’est 100 % mylife, j’en suis conscient, mais on est bien sur un blog, non ?
Pour ce morceau, l’anecdote est assez récente, lors d’une grosse cuite à la Chartreuse jaune cuvée Meilleur ouvrier de France (on the rocks, pour les amateurs), j’ai eu l’idée de mettre cet album de Colour Haze sur la chaîne d’un pote. Autant vous dire que j’ai voyagé. Pire, j’ai tellement voyagé que j’en ai chopé la nausée, et j’ai fini la tête dans le chiotte, sur fond de Colour Haze. Ça m’a vraiment marqué, car je suis persuadé que sans cette musique, j’aurais conservé mes sucs gastriques au fond de mon estomac.
Passons au second morceau de cet article :

Une fois de plus, ce morceau est un chef d’oeuvre du groupe teuton. L’intro peut paraître chiante, mais comme à l’accoutumée dans le stoner, tout est dans la construction du morceau, qui va crescendo et finit en apothéose.
Là encore, les basses sont primordiales, et le bourdonnement caractéristique que j’évoquais plus haut est encore plus marqué que sur Silent.
Ce morceau est purement instrumental, et on comprend pourquoi : la mélodie est tellement… mélodique, que l’on se passe aisément de la partie vocale. Pas de paroles, pas d’histoire racontée, le trio nous laisse donc le loisir de nous faire notre propre interprétation, d’y coller nos propres images mentales, et ça marche vraiment bien.
La guitare tient du génie. Encore une fois, point de shred ou de branlage de manche, on reste sur des riffs simples mais dont la qualité d’exécution est tout bonnement ahurissante, le feeling est là. La distortion, toujours aussi crade, permet des dissonances qui accentuent le côté psychédélique du morceau.
Je pense que c’est tout pour ce premier article, j’espère que ça vous aura intéressé, et si vous avez apprécié les morceaux présentés, n’hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires. J’en ai encore un certain paquets (d’autres groupes) dans le tiroir !