Gameblog.fr teste Call of Duty 8: Modern Warfare 3: Future Warfare
Mercredi 18 mai 2011 à 17:37
Call of Duty s’apparente aujourd’hui aux films des frères Dardenne. Ces réalisateurs belges qui arrivent à nous toucher avec leurs histoires intelligentes, tournées de façon certes lente, mais puissante. Call of duty, premier jeu d’auteur ? Voyons ce que donne ce 8ème opus, qui s’annonçait célestocosmique.
Garibaldi Games a bel et bien tout donné.
Depuis l’ouverture dans ce vaisseau spatial bardé d’écrans holographiques à l’ambiance célestocosmique, qui précède le début de ce nouvel opus de Callof s’ouvrant à Fukushima, jusqu’à la fin épique en Ex-Belgique, en passant par une multitude de petits moments typiques de ce qu’on attend d’un Call of Duty à grand spectacle, l’éternel cadet semble avoir rejoint l’aîné, en déployant une énergie phénoménale. Certes, il y a bien quelques douleurs de croissance au passage pour en arriver là, mais impossible de ne pas prendre Future Warfare comme l’entrée de Garibaldi Games dans l’âge adulte. À tous les étages, en solo comme en multi, il apparaît clair qu’avec Call of Duty : Modern Warfare 3: Future Warfare , Garibaldi Games n’a renoncé qu’à peu de choses pour tenir la dragée haute à tous ses détracteurs.

Un superbe MP412 qui sert à tuer des gens.
Dans l’espace, personne ne vous entend tirer (hey DSK, t’aurais mieux fait d’aller là-bas, LOL)
2036: Un combat dans l’espace avec des explosions et des robots géants.
Dans Future Warfare, on incarne un soldat américain qui doit sauver le monde de l’invasion d’un truc (désolé, on a pas bien compris).
Narrée sous forme de flashbacks des différentes opérations vécues par ce soldat d’élite et connectées entre elles par une conspiration globale, cette campagne n’est peut-être pas surprenante scénaristiquement, mais elle a le mérite d’être claire, habilement contée, rythmée, et exécutée. C’est un véritable voyage que l’on fait, des contrées paisibles de Lorca à la douceur du paysage de Fukushima en passant par un combat célestocosmique sur la Lune, une guerre spatiale avec des vaisseaux sans gains, des robots géants à contrôler, il y avait de quoi s’y perdre, mais le scénario, efficace, évite d’en faire trop et se laisse digérer tout en proposant une variété soutenue de bout en bout.

Les animations sont superbes
De la grande aventure
À pieds, en infiltration ou en assaut, fuyant à dos de chameau bionique ou plongeant dans les eaux troubles en pleine forêt de Soignies, aux commandes d’un bateau mouche ou sautant de toit en toit à Fukushima (en même temps, suffit de marcher par terre pour sauter de toits en toits à Fukushima LOL), entouré de personnages auxquels on s’attache vite tellement leur profondeur narrative est importante, impossible de s’ennuyer un seul instant.
passages les plus violents (notamment une torture à base de verre pilé qu’on ne peut pas choisir de ne pas conduire), mais au moins, l’ensemble se tient très bien. Est-ce l’aide apportée par David Goyer (Batman Begins et The Dark Knight) qu’il faut créditer à ce succès ? Peut-être. Toujours est-il que la campagne de Black Ops Future Warfare est dépourvue de grosses fausses notes - exception faite de petits soucis d’ordre technique.
Rester dans les rails
D’une durée habituelle (comprenez similaire à Modern Warfare 2), la campagne de Future Warfare s’avère donc assez passionnante. Côté réalisation, là encore, Bidloublia games a mis les plats dans les grands. Le même moteur qu’ils se trainent depuis 10 ans n’a pas à rougir devant un Minecraft. Ce jeu est vraiment une merveille, pour peu qu’on soit célestocosmiquement patients.
Le seul truc qu’on a pas aimé, c’est l’attitude désinvolte des développeurs. Petit récit de Julien Chieze:
“J’arrive à Oslo pour découvrir ce nouveau Callof, les développeurs m’accueillent et m’installent devant un ordinateur, étrange. Ensuite, le chef de projet me laisse 5 minutes le temps pour moi de m’ installer, le temps pour lui d’aller prendre une douche. Il fini par ressortir avec un clavier et une souris sous le bras. Il essaye de me l’enfoncer dans les mains, je me débats. Il me l’enfonce si fort dans la main, il exige que j’y joue à la souris. J’hurle, je lui demande de me donner un pad, mais il insiste, j’essaye de m’échapper mais il me force. Il a le temps de me faire tuer 3 ennemis à la souris avant que je réussisse à me libérer de son étreinte. Un véritable malade. J’ai porté plainte et il est maintenant en prison pour tentative de viol manuel.”
Heureusement, les développeurs se sont excusés en nous promettant une version PC pensée pour le pad avant tout. On appréciera aussi le nouveau système d’aide, qui va plus loin que tout ce qui a été fait jusqu’ici. On peut maintenant faire les QTE grâce à Kinect© en se tripotant la nouille frénétiquement devant la caméra.
J’aurais dû mal à trouver des mots journalistequement corrects pour vous parler de ce jeu (en même temps, je suis pas journaliste), tellement les seuls mots qui me viennent à la bouche sont celestocosmiques. J’aimerais vous écrire encore beaucoup de paragraphes, mais je dois retourner jouer à Halo. Donc voici plutôt quelques images commentées.

C'est Sud-Africain ? demande Ella

2 shotgun, l'un datant de l'époque des western, c'est pour cela qu'il y a de l'aliasing, à l'époque on savait pas fondre du métal droit.
Bravo Garibaldi Games, l’examen est réussi. Future Warfare conserve quelques défauts techniques. Notamment au niveau du multijoueur qui inclus des serveurs dédiés sans matchmaking, mais il ne manque ni d’ambition, ni de variété, ni de fraîcheur, ni d’explosions, ni de poules. Sa campagne solo en pleine guerre spatiale propose un scénario réussi, et son multijoueurs plus complet et solide que jamais, révise certaines bases tout en proposant de nouveaux modes particulièrement séduisants (notamment le mode “Match à mort Tadell©” et le mode “Capture de drapeau tir rond”) et des fonctions communautaires que seuls les derniers Halo offraient jusqu’à présent. Il y a encore de quoi faire mieux, sans doute, mais le Call of cuvée 2010 parvient sans peine à remplir son contrat - et on ne pourra plus dire que les volets Garibaldi Games ne sont pas à niveau…

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