Caca, qui es-tu ?

Vous avez certainement déjà vécu la scène: au détour d’une conversation, vous soulignez plus ou moins subtilement la présence d’une analogie entre les éléments de la conversation évoquée et le caca, et soudain tout le monde se barre.
Au début vous pouvez vous demander si c’est la blague en elle même qui est à mettre en cause. Mais laissez moi vous rassurer: pour des raisons que j’expliquerai plus tard, toute analogie au caca est bonne à prendre.
Aussi, si ce n’est pas votre blague qui est à remettre en cause, pourquoi tout le monde est parti ?
C’est pour répondre à cette question que je me fends d’une analyse pseudo sémiotique du symbole du caca.
Car le caca c’est plus que du caca, mais ça vous devez certainement vous en douter. Le caca est un symbole, un tabou, un emblème.
Mais commençons par le commencement.
Analyse: c’est quoi le caca ?
Le caca, c’est le terme enfantin sous lequel on fait référence à l’acte visant de se débarrasser des matières non assimilées lors de la digestion. Il y a donc ici deux axes d’analyse: l’acte en lui même et le choix du terme y faisant référence.
L’acte en lui même est animal, et par animal, je ne fais pas référence aux éventuels mugissement gutturaux dont vous pouvez envisager l’emploi pour vous donner du courage pendant l’accomplissement de cette tâche.
Je fais référence au fait que cette action est une action naturelle que l’on partage avec l’intégralité du règne animal.
Faire caca, c’est pendant quelques instants faire pencher la balance du côté du corps, dans une civilisation qui souhaite avant tout s’imaginer comme de purs esprits. C’est abandonner le mensonge d’une espèce au delà du règne animal, différente de lui, car choisie par un ami imaginaire et tout puissant qui, lui, ne ferait pas caca: Dieu.
Le terme y faisant référence, “caca”, est un terme originellement employé par les enfants. Son irruption dans une conversation à des fins tout à fait superflue provoque par conséquent une rupture dans le niveau de vocabulaire de la conversation.
Par conséquent, parler de caca et doublement gênant. Tout d’abord parce qu’il remet l’humain à sa place dans le monde animal en parlant de l’acte, tabou, nous rappelant ainsi l’existence de notre corps et de ses mécanismes. Et ensuite parce que le niveau de langage employé est enfantin, dédramatisant ainsi le contexte, se focalisant sur le symbole plutôt que sur le produit.
C’est pourquoi toute analogie gratuite avec le caca est bonne à prendre, voire à encourager. Derrière chaque blague scatophile, il y a une assertion secrète: celle que nous ne sommes guère qu’une variété de grands singes schizophrènes et sophistiqués.
Regardez ! Nous sommes tellement habitués à nous penser comme des esprits désincarnés qu’on s’offusque si quelqu’un parle de caca. Comme si on ne voulait pas entendre une vérité qui pourrait briser l’illusion qu’on se fait du genre humain.
Mais rassurez vous, dans ce texte, on trouve 17 fois le mot caca. Cela signifie d’une part que je viens de vous épargner trois ans d’analyse psychiatrique dues à une perception erronée de la “dichotomie” du corps et de l’esprit, et que d’autre part si vous êtes parvenu à lire cet article jusqu’au bout, il y a fort à parier que vous êtes moi, en train de me relire pour y trouver des fautes.
Ou du réconfort, car oui: j’aime bien parler de caca.
Moi aussi j’aime le caca ! Tu es mon dieu !
ah d’accord
à la fin j’ai lu “conception étronnée”.
chui foutu
Tu as oublié de dire que les filles (et les stars) ne font pas caca.
Douceur, j’espère que tu es bien assis parce que j’ai une mauvaise nouvelle…
J’ai un ami qui a établi la “théorie du caca”, qui dit que tout peut être relié au caca.
En bientôt 2 ans d’existence elle n’a jamais été mise en défaut.
moi je bande quand je chie, c’est grave docteur ?
moi je chie quand je bande, c’est grave docteur ?
Tu as le droit d’être gay, ce n’est pas une tare.
Encore un article de qualité sur un blog de qualité.
Je t’aime, Celibatman.
Moi c’est le contraire, c’est un peu plus gênant…
Tout le monde aime le caca.
Avec un pote tous nos sujet de conversation, je dis bien, tout nos sujets de conversation sont immanquablement ramenés au caca. On a d’ailleurs développé le concept “d’essence de caca”, un produit luxueux, un élixir que seul une élite peut apprécier.
Le caca, c’est la vie.
J’apporte donc tout mon soutien et mon affection à ce post.
Le seul truc emmerdant avec le caca, c’est que ça laisse des traces.
Non.
Freak.
John Balance aurait aimé lire ton article.
Et pourtant…
le caca c’est sympa
à chier, cet article
Récemment je me suis d’ailleurs posé une question.
Est ce que l’expression “faire caca” est grammaticalement correct ? En effet si on regarde bien, à part pour “faire pipi” on ne trouve pas d’autres exemples. On dit “faire un gateau”, etc … Et il est vrai que finalement “faire un caca” sonne plus juste.
Qu’en dites vous ?
Caca fighting!
http://www.youtube.com/watch?v=hacPg1M7Y9Q
Faire chier
Faire faire
Faire dire
Faire parler
Faire prendre
Faire descendre
Faire tomber
…
Faire à cheval
Et personne ne souligne que l’acte est … dégoutant? bleuaargl
Protip : on ne le mange pas à la fin.
Oui mais là tu ne cites que des verbes.
Faire autre chose.
Faire trempette.
Faire de l’ombre…
Que de souvenir. Ha ben non çà fait même pas 5 jours !
Han! Je t’aime!!
tiens mon ami, toi qui a compris le principal : http://warscomics.free.fr/ ! va donc voir !
tu m’as tuer
tu aimes ? c’est un site rafiné, plein de tendresse et d’amour, ou le culte de la bite, le caca et toute cette belle famille est montré en tant qu’Art.
À propos de caca, je suis heureux de vous présenter mon bretzel de merde.
EDIT de celibatman: popop! Cet article parle du caca comme concept, je n’ai pas pour autant envie qu’on vienne y poster les photos du caca d’un autre.
Encore des commentaires de qualité sur un blog de qualité.
Celibatman, Nofragiens, je vous aime!
bravo.