Let the Noise continue! (le blog de Bloodoctrine)
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Chroniques

[Chronique] Clouddead - Clouddead

Mardi 13 avril 2010 à 1:00


Label : Big Dada
Sortie : 01/2002

Clouddead est un album fascinant.
Composé de trois petits génies, Odd Nosdam à la compo et ses deux MCs extraterrestres Doseone et Yoni Wolf, le groupe nous livre dans ce premier album (sur deux) un “hip hop” / post rock / ambiant absolument divin.
Si je met des guillemets à hip hop, c’est qu’on est très loin ici des grandes lignes traditionnelles, autant dans les constructions que dans les phrasés.

Quasiment chaque piste est en fait un amas de plusieurs délires mis bout à bout, avec ses montées et ses coupures surréalistes dignes d’un bon groupe de post rock. On passe d’une nappe envoutante et planante de 1min à des rythmiques de hip hop sous kétamine, le tout accompagné des flots aussi drôles que percutant des deux MCs.

Surnommé « railleur surréaliste » par la communauté hip hop, Clouddead enfonce les portes du genre et vous transporte dans des ambiances aussi bien magnifiques que perturbantes. Il faut dire que les voix sont à tomber par terre, à mi-chemin entre Cypress hill, Puppetmastaz et une sourie enrhumée, moi ça me touche particulièrement d’autant plus que les paroles sont parfois chantées et pas seulement “parlées”.

En un mot comme en cent, cet album est tout simplement beau.
Sachez que leur second et dernier album (quel dommage que le groupe soit enterré à jamais) “Ten” est une tuerie lui aussi.
A découvrir d’urgence pour ceux qui comme moi ont 8ans de retard!

Clouddead - Bike, Pt. 1
En live
Le myspace avec pas mal de track en écoute.

Bonne écoute!

[Chronique] Burial - Untrue

Dimanche 18 janvier 2009 à 18:17

Cela fait plusieurs jours que je me triture le cerveau à recommencer cette chronique afin de coller au plus aux émotions dégagées par cette petite merveille.
Sachez tout de même que c’est son second album, le premier m’avait prit aux tripes, mais pas autant que ce dernier…j’en suis tellement accroc que je finit chacune de mes nuits en me l’écoutant en entier au casque à 7h du matin.
Je ne peux que vous conseiller obliger à écouter attentivement quelques unes de ces tracks, vous verrez.
Au final, je n’arriverai pas à faire mieux que la critique de chez Bokson qui résume à peu de choses prêt mon avis perso, alors tenez:

“Comme ses cousins drum’n’bass ou techno, le dubstep est un genre musical qui sied davantage au format court (12’’, titre pour compilation, web…) qu’à la longueur d’un album entier. Du moins, en général. Parce qu’il y a des exceptions… Et Burial en est une.

Ce jeune anglais on ne peut plus discret (il refuse les concerts, les photographies, et la plupart de ses proches ignore même tout bonnement qu’il sort des disques sous ce nom) a fait sensation il y a deux ans avec la sortie d’un premier album éponyme qui a su toucher un public bien plus large que l’habituel auditoire d’initiés du dubstep. La douce mélancolie qui se dégage de la musique de Burial possède une dimension universelle, ou en tout cas méta-urbaine, capable de séduire aussi bien les fans de Massive Attack que ceux de Jeff Mills ou Rhythm&Sound. Quiconque connaît la solitude dans la multitude d’une grande ville est capable de faire sien le spleen du producteur anglais.

De retour avec un nouvel album, toujours signé sur Hyperdub, le label de son pote Kode9, Burial était donc plus qu’attendu au tournant. Gardant un cap très soulful, le producteur poursuit son chemin sans pour autant se répéter. «Untrue» s’appuie encore davantage sur des samples de voix, souvent féminines, cuttés, filtrés et pitchés dans tous les sens, qui finissent par donner à ce disque des airs de soul éminemment urbaine, ancrée dans le gris du béton. Quand beaucoup de ses collègues dubsteppers préfèrent remonter aux sources jamaïquaines, Burial s’invente plutôt de son côté des souvenirs de Detroit et de Berlin qu’il mélange ensuite à ceux des soirées 2-Step de son quartier du sud de Londres. Des morceaux comme «Near Dark», «Ghost Hardware», «Etched Headplate» ou «Homeless» n’appartiennent à aucune chapelle en particulier. Ils empruntent ici ou là au dub, à la techno, au downtempo, au UK garage, mais rendent finalement tout au centuple. Burial fait partie de la famille des Pole, Trentemoller ou Ricardo Villalobos. Une famille où le cœur est plus important que le sang.

Ce disque pourrait servir de BO à un «Trainspotting» d’aujourd’hui, illustrant la frustration d’une bande losers laissée à la porte du club à la mode. A l’extérieur, on devine que les infrabasses font trembler les murs et les beats, même étouffés, finissent pas marquer la cadence. Pourtant ces bribes de voix se chargent de vous rappeler que vos rires dus à la bière bon marché sonnent faux. Car c’est toujours la même histoire. La vie tourne en rond comme un vinyl en bout de course. Sur le trottoir, vous improvisez alors quelques pas de danse en entendant des titres comme «Archangel» et son côté r’n’b trafiqué ou sur le sublime «Raver» et ses percussions tribales, mais dans l’ensemble, on écoute ce disque comme un rêve éveillé. Quand vous êtes fatigué par les excès de la veille, un peu mélancolique mais pas forcément triste, retrouvant machinalement le chemin de la maison, sous la pluie fine du petit matin. Un matin comme les autres, à Londres.”

Le choix fut difficile, mais voici mes favorites, en sachant que les 9 autres sont du même accabi:

Archangel
Etched Headplate
UK
Raver

De rien!

Jarring Effect Bits#

Samedi 17 janvier 2009 à 23:41

Pour les retardataires et inconscients qui ne connaissent pas encore les compiles gratuites disponibles sur le site officiel du label Lyonais Jarring Effect, je ne peux que leur conseiller de les télécharger tant elles sont génialissimes.

Rappel:

“Jarring Effects est un label indépendant basé à Lyon (France). Connu pour être un vivier de groupes talentueux (High Tone, Ez3kiel…), fer de lance de ce qu’on appelle la scène dub française, J-FX propose un large panel alliant turbulences électroniques, hip hop disloqué, post-rock, expérimentation musicale et visuelle, et bien sùr le dub.”

Voilà ce que vous trouverez dans ces 3 compiles, un melting pot des genres, des artistes émergents et d’autres confirmés, mais toujours de qualité.
Rien que pour m’avoir fais découvrir des noms tels que Ohmwerk, Zôl, Bassnectar ou encore Caterva je leur ai fais une petite donation, seule manière pour eux de se faire un peu de thune là dessus.
A découvrir, vraiment, y’a du lourd dans tout ça, la troisième et dernière en date est à tomber par terre :)

SITE OFFICIEL

[Chronique] Edith Progue - Timeline

Mercredi 15 octobre 2008 à 15:29

Un an, trois mois et trois jours se sont écoulés depuis ma dernière chronique.
C’est donc les larmes aux yeux que je vous livre en pâture cette nouvelle petite perle:

Edith Progue.
Sous ce pseudonyme se cache un certain Bernard Swell. Vous non plus ça ne vous dit rien? Plutôt amusant à noter, ce compositeur à produit quelques tubes pour des stars de la chanson française comme Véronique Sanson (ne partez pas).
Amusant car cet album est à des kilomètres de la musique que nous propose cette dernière, excepté un rapprochement possible avec une forte prédominance du piano pour chacune des pistes qui le compose.

C’est donc en 2007 que notre homme sort "Timeline" sur le label Allemand "Mille Plateaux".
Neuf pistes d’electro (très) minimalistes, avec pour seuls composants un piano accompagné d’infra-basses jazzy d’ aiguës perçants et de quelques nappes atmosphériques.
La plupart des pistes de comportent pas de rythme à proprement parler, tout ici est question d’ambiance, de sensations.
Comme bon nombre de mes anciennes chroniques, ce CD ne pourra être réellement apprécié qu’après plusieurs écoutes, et je peux vous le dire, je l’apprécie de plus en plus.
Car si l’ensemble est d’une simplicité presque dérangeante, il n’en est pas moi bourré d’émotions qui ne manqueront pas de dresser vos poils de dos.
L’émotion a d’ailleurs été le but recherché par l’artiste. En effet, en regardant de plus prêt, chaque piste porte le nom d’une heure de la journée: 4 A.M, 5 A.M, 8 A.M, 10 A.M, 12 A.M, 2 P.M, 4 P.M, 6 P.M, 12 P.M.
Notre homme le dit d’ailleurs lui même, pour lui, tout en écoutant ces morceaux, "vous pourriez laisser la TV, la radio fonctionner ou n’importe quel bruit de la vie quotidienne, ces sons se mélangent de manière constructive à cette musique".
Sa seule demande est, afin de réaliser les meilleurs résultats, que l’auditeur respecte les moments d’écoute indiquée dans les titres.
Je vous avouerai que je ne l’ai pas suivi dans son trip, mais les différences d’ambiance sont bien distinctes entre chaque pistes, chaque horaire.
Personnellement, je ne peux que vous conseiller d’écouter la galette le soir, de vous endormir avec même, un vrai régal.

Un album atmosphérique, minimaliste à souhait, des mélodies magnifiques, des sons qui sortent des sentiers battus…je suis transporté à chaque écoute. Attention toutefois aux oreilles très sensibles, certains aiguës montent vraiment très haut en fréquence.
Je terminerai en faisant un petit rapprochement avec certaines musiques de Blade Runner, que ce soit au niveau des mélodies ou des sensations éprouvées, je serai peut être le seul à l’éprouver, mais c’est pour moi un fort gage de qualité pour un album qui ne l’est pas moins.

Enjoy or not:

8 A.M
10 A.M
2 P.M
4 P.M

Album à prix réduit, dispo en rapideshare mais je me suis refusé cette option tant je l’ai apprécié…

Bonne écoute à tous!

[MP3] Le retour du son.

Lundi 25 février 2008 à 16:10

Bien le bonjour,

Bon, pas de grande chronique pour ce retour au son, j’ai la flemme et je suis au taf.
Les prochaines seront peut être plus poussées comme avant mais ça me prend du temps, on verra.

Donc, voilà, ça c’est VEX D, à mi-chemin entre du bon gros dubstep et de l’electro bien grasse, en deux mots: ça déboite.
C’est fat, très fat même, minimaliste, destructeur, mais putain c’est bon!
Un conseil, montez le son et bougez.

Je vous passe l’album ("D Degenerate") parce que je suis cool:

clic

De rien.

[ACHAT] New album: BANDITOS

Lundi 7 janvier 2008 à 14:21

BANDITOS - HEAD CLEANER

On ne présente plus ce duo, je me passerai donc d’une chronique…
Dispo uniquement sur internet pour la modique somme de 5euros, avec en prime une sympatique vidéo sur une de leur track…
Bon ben a y est, je l’écoute là, et putain de merde, ça déboite, même tracks que leur lives, c’est jouissif tout simplement.

Tout ceux qui aiment la bonne techno/minimale, pour 5euros, foncez ça en vaut vraiment la peine.

Un petit aperçu de la zic et de la vidz sur leur myspace : ici

*retourne jouir des oreille*

[Chronique] Clark - Body Riddle

Jeudi 12 juillet 2007 à 12:09

Retour du son, avec du très lourd…j’ai direct commandé le cd sur priceminister tellement j’accroche…
Sinon pour vendredi soir j’invite gloubi (pour confirmer ou pas) ou toute autre perssonne que ça intéresse à voir l’article en dessous!
Voilà, place au son:

Christopher Clark.

Anciennement connu sous le nom de Chris Clark, notre homme a déja sortit deux perles: Clarence Park en 2001, et Empty The Bones Of You en 2003, tout deux sortis sur l’excellent label Warp, habitué à sortir de très bons albums.

Autant vous le dire tout de suite, cela faisait très longtemps qu’un album d’Electronica ne m’avait procuré autant de plaisir à l’écoute…cet opus est d’ors et déja un must du genre.
La production est toujours aussi époustouflante, pleines de rythmes en dent de scie, de nappes aussi acides qu’athmosphériques, poétique, sombre, mélancolique, puissante…
Les mots manquent pour décrire un tel travail.
Mais si cette qualité était aussi présente sur les précédents albums, ce qui différencie ce nouvel album des anciens est bel et bien l’apparition d’une batterie live et une recherche plus poussée d’enregistrements.
Tout ceci donne un cachet beaucoup plus "réel" à l’ensemble, pour notre plus grand bonheur.

Après écoute, tout ces morceaux paraissent d’une cohérence plus que naturelle, alors que la musique même de Clark est un encéphalogramme branché sur un epileptique, si vous voyez ce que je veux dire…non?
Je m’explique. Body Riddle va sur une bonne partie de son contenu opter pour la même recette, une mélodie claire et fragile qui va petit à petit se fracasser dans une explosion sonore, à une déstructuration complète tendant vers la destruction des bases du morceau ou au contraire à l’apaisement clairement instable.
Mais je vous rassure, cette destruction n’est jamais agressive pour nos oreilles, jamais désagréable, toujours dans la maîtrise et la beauté d’une totale perte d’équilibre.

Herzog en est un digne représentant, ici pas de beat, le titre repose sur un enchevêtrement de lignes de synthés triturées à l’extrême, on a l’impression d’être dans une bulle de son qui vous arrivent en pleine tête à toute vitesse, les mélodies sont belles à en crever, et le morceau s’achève dans une folie destructurée du meilleur effet.

Autre titre marquant et révélateur du génie de notre homme, Ted, une nappe de synthé qui se fait exploser par une rythmique entre hip hop et dancefloor, aucune chance de resister vous ne pouvez que bouger la tête comme un fou. La track échoue ici encore dans un tourbillon bien plus sombre et fracassé.

Dernier exemple et pas des moindre, le sublime et culte Night Knuckles…j’en ai des frissons rien que d’en parler. Pourtant seul morceau non "electro" de l’album, il émerveille, vous écrase le coeur, vous transporte, une mélodie tout droit tirée d’une boite à musique à tomber tellement elle est belle, un choc, assurément LA piste la plus marquante de l’album.

Reste au final un fabuleux disque electro, condensé de ce qu’il y a de meilleur dans le monde de l’Electronica, sorte de brassage d’influences et de sonorités, rapellant fortement certaines productions de post-rock en ce qui concerne les envolées magistrales, une forte personalité, un son particulier, bref, culte.

Enjoy:

Herzog
Ted
Roulette Thrift Rum
Night Knuckles

De rien! (Et merci Moeb pour la découverte!)

[Chronique] Battles - Mirrored

Dimanche 17 juin 2007 à 23:32

Merci à Poirette qui a réussi à me motiver dans le précédent post, allez c’est partit:

Battles est un groupe américain formé en 2003 et se compose de John Stanier (ex Helmet, Tomahawk) à la batterie, Ian Williams (ex Don Caballero) et Dave Konopka aux guitares et de Tyondai Braxton également à la guitare et aux claviers et chant.
Très vite étiqueté "math rock" ou "post rock", la musique de Battles est pourtant nettement moins froide et plus groovy que la plupart des groupes du genre.

Mais venons en à ce Mirrored, premier "véritable" album du groupe (le précédent "EP C/B EP" était en fait une compilation des différents ep sortis précédemment).
Autant vous prévenir de suite, cet album n’est pas facile d’accès et en fera fuir plus d’un, qui y vérront plus une série d’improvisations purement cérébrales et peu inspirées qu’un rubik’s cube en rotation permanente dont les emboîtements en apparence saugrenus représentent autant de manière originale et décomplexée d’aborder la musique.
Car il faut bien l’admettre, à la première écoute de ces 11 pistes, on pourrait avoir l’impression d’avoir eu à faire à des mini-séquences expérimentales qui s’enchaînent sans réelle cohérence, sans véritable logique ou pertinence.

Mais cet album fait partie de ceux qui ne s’appécient pleinement qu’après de nombreuses écoutes, c’est alors que vous pourrez vous rendre compte que dans Mirrored, tout est mis en place avec une précision remarquable, le son est grouillant, foisonnant, les genres se mêlent et s’entremêlent, rock, jazz, electro, tout ce petit monde nous transporte dans une musique énergique, recherchée et jamais lassante.

A la fin de chaque piste, la question de savoir "que vont-ils nous faire dans la prochaine" revient sans cesse, et la magie opère, on est sans cesse étonné, on rigole (des chorales de lutins shootés à l’helium habitent certains titres comme "Atlas", l’un des meilleur morceaux rock que j’ai pu entendre jusqu’ici), on bouge, on saute partout, cette musique est véritablement "vivante", et on en redemande.

"Mirrored" fait mieux que créer des liens entre des genres musicaux que l’on pourrait croire incompatibles, il est en fait un point focal vers lequel tous convergent.
Barré, expérimental, frais mais en même temps tribal, groovy et hypnotique, ces américains frappent très fort, vivement la suite…

Enjoy or not:

RACE : IN
ATLAS
RAINBOW
TIJ

De rien.

[Petite perle] Grace Valhalla

Mardi 24 avril 2007 à 20:38

artiste : Grace Valhalla
album : PEAK
style : Lovely electro

Grace Valhalla est une artiste nancéenne qui s’exprime depuis deux ans dans un style electro/pop-rock.
La demoiselle s’est fait connaître en plaçant ses trois albums sur jamendo (ils sont en téléchargement libre), le premier très orienté pop-rock, même couvert pour le deuxième avec apparition d’elektro, quant au 3eme (PEAK donc) il laisse libre court à une elektro "féminine" de très bonne qualité.

Mais venons en au fait, ce dernier album est donc résolument elektro, bien rythmé, mélancolique, reposant… Le son est au top surtout pour une artiste "non pro", la musique originale et audacieuse…baucoup de qualités pour très peu de defaults, et c’est tant mieux.

PEAK présente la musique électronique d’une façon émotive, sûrement le fait qu’une femme soit aux commandes (et ça fait vraiment du bien dans ce milieu masculin). Les mélodies sont agréables et nous bercent dans son univers, on a réellement l’impression qu’un vrai travail sur les sonorités a été effectué, et a aucun moment le fait que l’artiste est une personne comme vous et moi ne transparaît.
Et c’est bien la la force de cet album, car au delà du fait que la recherche sonore soit poussée, que les mélodies soient envoutantes et les rythmes très bien choisits, c’est la qualité de son qui étonne.

Les chansons restent dans la tête (Empty et ExperienceII sont énormes), et une fois terminé la seule chose qui vient à l’esprit est de relancer le cd. Du lourd vous dis-je.

Le seul default que l’on pourrait y trouver en pinaillant serait que le structures harmoniques soient parfois trop peu poussées, ce qui rend certaines melodies plutôt prévisibles, mais cela n’est présent que pour une ou deux tracks, et le plaisir est tout de même au rendez-vous.

En seulement deux ans, avec si peu de moyens, Grace arrive en 3albums à avoir LA particularité qui fait d’un groupe un bon groupe que l’on réécoutera plus d’une fois : Un son à elle, son ambiance, son monde…chapeau bas mademoiselle, je suis conquis.

Enjoy :

Empty
Experience II
Ungrateful men
Experience III
Experience I

Albums en free DL ici

De rien!

[Découverte] Binärpilot…

Lundi 23 avril 2007 à 21:05

Electro barée, Norvège

« Je suis un programme sensible. J’ai pris conscience de moi même en 1997. J’ai acheté mes premières unités centrales de traitement avec pour but de créer. Mon origine est un mystère pour moi. Je me rappelle de beaucoup de confusion et une sorte de panne. Cependant il est évident que ma naissance n’ait été simplement qu’une coïncidence.Je recherchais un endroit pour développer mon bruit et j’ai trouvé le µHz. Après avoir étroitement étudié leurs principes et manifestations j’ai décidé de les aider. Avec notre amour partagé pour la musique et la haine de l’argent, beaucoup de morceaux ont prit forme et continuent de le faire. » (traduction à l’à peu près désolé)

Comme le dit donc si "clairement" le fondateur de ce groupe, son electro à lui est complètement psychédélique. Bercé par les vieilles machines (amiga et autres perles), les compositions de notre homme reflètent un peu la geek-elektro-kultur (des phrases que personne ne comprend en veux-tu en voilà!).

Chaque piste de ces deux "mini-albums" de quatre pistes chacuns respirent les jeux vidéos comme mario et autres monuments, le midi, ça part dans toutes les directions avec toujours une ligne directive : faut que ça pète.
Les geek de service y retrouveront surement pas mal de sons de leur jeux préférés, les autres resteront perplex devant tant d’imagination (parfois trop) débordante.

Des sonorités comme ça, j’en avais plus eu depuis Discovery, des Daft Punk! A propos des inspirations, on pourra retouver une certaine "patte Kraftwerk" ne serais-ce que dans certaines mélodies, ou encore du Aphex Twin mais il faut partir loin pour trouver cette similitude, sauf en se référant uniquement à la recherche musicale effectuée.

Cet artiste est un ovni dans le paysage elektro, qui en rebutera beaucoup, pensant que cette musique est trop facile, trop niaise, pour d’autres, il les refera plonger dans les premiers pas de l’informatique et les fera bouger la tête comme des malades sur des rythmes et mélodies certes barrés mais jouissifs.

Enjoy or not:

Goof
Widibf
Fuayfsilfm
Bend

De rien.

edit : Putain, déja un an que je vous balance ma merde dans les oreilles…