Retour du son, avec du très lourd…j’ai direct commandé le cd sur priceminister tellement j’accroche…
Sinon pour vendredi soir j’invite gloubi (pour confirmer ou pas) ou toute autre perssonne que ça intéresse à voir l’article en dessous!
Voilà, place au son:

Christopher Clark.
Anciennement connu sous le nom de Chris Clark, notre homme a déja sortit deux perles: Clarence Park en 2001, et Empty The Bones Of You en 2003, tout deux sortis sur l’excellent label Warp, habitué à sortir de très bons albums.
Autant vous le dire tout de suite, cela faisait très longtemps qu’un album d’Electronica ne m’avait procuré autant de plaisir à l’écoute…cet opus est d’ors et déja un must du genre.
La production est toujours aussi époustouflante, pleines de rythmes en dent de scie, de nappes aussi acides qu’athmosphériques, poétique, sombre, mélancolique, puissante…
Les mots manquent pour décrire un tel travail.
Mais si cette qualité était aussi présente sur les précédents albums, ce qui différencie ce nouvel album des anciens est bel et bien l’apparition d’une batterie live et une recherche plus poussée d’enregistrements.
Tout ceci donne un cachet beaucoup plus "réel" à l’ensemble, pour notre plus grand bonheur.
Après écoute, tout ces morceaux paraissent d’une cohérence plus que naturelle, alors que la musique même de Clark est un encéphalogramme branché sur un epileptique, si vous voyez ce que je veux dire…non?
Je m’explique. Body Riddle va sur une bonne partie de son contenu opter pour la même recette, une mélodie claire et fragile qui va petit à petit se fracasser dans une explosion sonore, à une déstructuration complète tendant vers la destruction des bases du morceau ou au contraire à l’apaisement clairement instable.
Mais je vous rassure, cette destruction n’est jamais agressive pour nos oreilles, jamais désagréable, toujours dans la maîtrise et la beauté d’une totale perte d’équilibre.
Herzog en est un digne représentant, ici pas de beat, le titre repose sur un enchevêtrement de lignes de synthés triturées à l’extrême, on a l’impression d’être dans une bulle de son qui vous arrivent en pleine tête à toute vitesse, les mélodies sont belles à en crever, et le morceau s’achève dans une folie destructurée du meilleur effet.
Autre titre marquant et révélateur du génie de notre homme, Ted, une nappe de synthé qui se fait exploser par une rythmique entre hip hop et dancefloor, aucune chance de resister vous ne pouvez que bouger la tête comme un fou. La track échoue ici encore dans un tourbillon bien plus sombre et fracassé.
Dernier exemple et pas des moindre, le sublime et culte Night Knuckles…j’en ai des frissons rien que d’en parler. Pourtant seul morceau non "electro" de l’album, il émerveille, vous écrase le coeur, vous transporte, une mélodie tout droit tirée d’une boite à musique à tomber tellement elle est belle, un choc, assurément LA piste la plus marquante de l’album.
Reste au final un fabuleux disque electro, condensé de ce qu’il y a de meilleur dans le monde de l’Electronica, sorte de brassage d’influences et de sonorités, rapellant fortement certaines productions de post-rock en ce qui concerne les envolées magistrales, une forte personalité, un son particulier, bref, culte.
Enjoy:
Herzog
Ted
Roulette Thrift Rum
Night Knuckles
De rien! (Et merci Moeb pour la découverte!)